Sociologie
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Vieillards sous bonne garde passe à la moulinette de France Culture

Affiche de Mai 68

[Ecouter directement l'émission au lieu de lire ce texte inutile]
La chose est difficilement admissible, on m’attend au tournant pour tout ce qui est ricanement gratuit, mais là il faut s’y résoudre, ce qui suit n’est PAS un portrait moqueur des auditeurs de la radio savante, parmi lesquels on compte probablement de jeunes gens plein d’entrain, quelques rombières de salon et un nombre non négligeable de professeurs radoteurs.

Vieillards sous bonne garde n’est pas un complot crypto-radiophonique (du genre « tant qu’ils écoutent la radio, ils n’iront pas sur-peupler les guichets de La Poste »). C’est juste un livre, et comme je l’ai écrit, maintenant il faut bien que quelqu’un le lise. Chacun son boulot. J’ai donc accueilli avec plaisir l’invitation de Jacques Munier pour son émission « A plus d’un titre », ce mercredi 02 mars 2011. Pour les pressés d’en finir avec moi, voici le lien qui redirige vers le lecteur audio de France Culture (attention, je n’interviens que dans la seconde partie de l’émission, mais la première invitée s’écoute très bien). On va pouvoir tonner contre mes « euh » à tomber par terre, mes élucubrations qui font lever les yeux au ciel puis, au fur et à mesure que progresse la discussion, cette hystérie verbale qui me gagne car la sociologie m’habite et ce sens qui se perd car… la sociologie m’habite (je le répète car c’est tellement drôle à entendre). C’est en tout cas ainsi que je percevais la situation pendant que ça se passait (en plus c’était du direct). Mais finalement, ce n’était pas si mal dit-on ici et là. La forme a plutôt bien servi le fond. J’ai essayé de concentrer mon propos sur l’enquête de terrain, sans trop chercher à conceptualiser (même si j’ai lâché quelques « gardiennage des corps », « crise biographique irréversible » de temps en temps).

Bilan des opérations : 30 mn épuisantes tellement j’étais concentré, un demi-balisto offert gracieusement malgré une pénurie de boisson et nourriture (c’était un jour de grands travaux électriques) et le sentiment d’avoir intéressé au moins ceux qui étaient autour de moi. Pour le reste, on verra si la « magie de la radio » opère sur les ventes du livre (disponible ici d’ailleurs…).

Longue vie aux programmes radiophoniques qui prennent leur temps et ne mettent en lumière que les œuvres. Ça change un peu des émissions dans lesquelles la vedette, c’est l’animateur.

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